Filières REP : quels enjeux au regard des priorités ICPE 2026 ?
Dans la continuité de notre série consacrée aux priorités nationales d’inspection des installations classées (ICPE) pour 2026, nous poursuivons notre décryptage avec un sujet qui concerne directement l’organisation de certaines filières de déchets : la responsabilité élargie du producteur (REP) et le rôle des éco-organismes.
Pour Monier Environnement, le sujet est concret. Les dispositifs REP organisent la prise en charge de nombreux produits en fin de vie et participent ainsi à structurer les circuits de collecte et de recyclage. Leur évolution peut donc avoir des conséquences sur les flux qui arrivent jusqu’aux professionnels du secteur.
REP : de quoi parle-t-on ?
Le principe de la responsabilité élargie du producteur consiste à rendre les entreprises qui mettent certains produits sur le marché responsables de la prévention et de la gestion des déchets qui en sont issus.
Pour remplir leurs obligations, les producteurs peuvent notamment s’appuyer sur des éco-organismes agréés par l’État, qui organisent ou financent, selon les filières, tout ou partie de la gestion de ces déchets.
Équipements électriques et électroniques, batteries, véhicules, éléments d’ameublement, produits et matériaux de construction du bâtiment… Les REP concernent aujourd’hui de nombreux flux et occupent une place croissante dans l’organisation du secteur du recyclage.
Que prévoient les priorités ICPE 2026 sur les REP ?
Parmi les actions nationales retenues en 2026 en matière d’économie circulaire, l’inspection des installations classées poursuit son attention sur la reprise des déchets relevant des filières REP chez les distributeurs.
L’objectif est notamment de vérifier que les obligations de reprise prévues par les différentes filières sont effectivement mises en œuvre. En 2026, une attention particulière est portée aux déchets dangereux concernés par ces dispositifs.
Concrètement, les contrôles peuvent notamment porter sur l’effectivité de la reprise des produits usagés concernés et le respect des obligations applicables aux distributeurs.
Même lorsque ces contrôles ne visent pas directement nos installations, leur enjeu concerne l’ensemble de la chaîne. L’organisation de la reprise en amont contribue en effet à structurer les circuits suivis ensuite par les déchets jusqu’aux opérateurs chargés de leur collecte, de leur tri, de leur préparation ou de leur traitement.
Chez Monier Environnement, un suivi assuré par Franck Le Normand
Face à la multiplication des filières REP et à l’évolution de leurs modalités, leur suivi constitue également un sujet pour le groupe.
Franck Le Normand, Responsable des éco-organismes chez Monier Environnement, est l’interlocuteur dédié à ces dispositifs. Son rôle permet de disposer d’un point de référence pour suivre les différentes filières et leurs évolutions en lien avec nos activités.
« Les dispositifs REP évoluent régulièrement et chaque filière possède ses propres modalités. L’enjeu pour nous est de bien suivre ces évolutions afin de comprendre leurs conséquences sur nos activités et sur la prise en charge des flux concernés, tout en accompagnant au mieux nos clients dans ces dispositifs parfois complexes »
— Franck Le Normand, Responsable des éco-organismes.
Ce suivi prend d’autant plus d’importance que le paysage des REP continue d’évoluer. En 2026, la refondation de la filière des produits et matériaux de construction du bâtiment (PMCB) en est une illustration, avec notamment des évolutions attendues dans l’organisation de la reprise et la traçabilité des flux. Le démarrage de la nouvelle filière « emballages professionnels » au 1er janvier 2027 sera un autre défi à relever pour les équipes du Groupe Monier Environnement.
Une organisation qui concerne toute la chaîne du recyclage
Les contrôles prévus en 2026 rappellent ainsi que le bon fonctionnement d’une filière REP ne repose pas uniquement sur la fin du parcours du déchet. De sa reprise jusqu’à son orientation vers les professionnels chargés de sa gestion, chaque étape participe à l’organisation de la filière.
Pour Monier Environnement, suivre les dispositifs REP et les relations avec les éco-organismes permet donc d’anticiper leurs évolutions et d’en mesurer les conséquences pour nos activités.
Après la prévention du risque incendie et la sécurisation des flux, ce nouveau focus apporte ainsi un autre éclairage sur les priorités ICPE 2026 : celui de l’organisation des filières et de la bonne application des dispositifs de reprise des déchets.
