Blog

Les CSR, l’avenir de la filière bois énergie?

11 septembre 2015

« Les CSR représentent de manière indéniable l’avenir de la filière bois énergie, davantage que les biocombustibles solides », estime une étude prospective du ministère de l’Agriculture. Selon cette dernière, la valorisation des déchets en CSR permettrait notamment de gérer les déchets de bois issus du BTP.

Les CSR, kézako ?

Les CSR constituent une des familles de combustibles de substitution produits à partir de déchets, aux côtés des biocombustibles solides (déchets de bois non traité), des combustibles issus des déchets dangereux (solvants, huiles, etc.) et des combustibles spécifiques (pneus, farines animales, etc.). Plus précisément, il s’agit de combustibles préparés à partir des ordures ménagères (OM) et des déchets industriels banals (DIB) broyés. La principale contrainte de production est l’utilisation des déchets les plus secs possibles et à fort pouvoir calorifique inférieur (PCI), ainsi que l’interdiction de déchets dangereux (DEEE et PVC notamment).

En ce qui concerne l’industrie cimentière, très énergivore, les CSR constituent une des énergies de substitution au coke de pétrole parmi les déchets d’huiles, de pneumatiques, de bois broyé, de boues de station d’épuration séchées, etc.

Le recours aux CSR leur permet notamment de réduire leur dépendance aux énergies fossiles et le coût de fabrication du ciment. En revanche, le bilan CO2 s’avère moins évident. « Pour remplacer une tonne de coke de pétrole, il faut environ deux tonnes de CSR pour avoir le même apport énergétique : cela vient compenser au niveau des émissions de CO2 la part de biomasse que nous pourrions trouver », évalue Fabrice Copin, directeur délégué de l’association technique de l’industrie des liants hydrauliques (Atilh). Le bilan CO2 est néanmoins favorable aux CSR, essentiellement en raison du transport : le CSR étant produit localement, alors que le coke de pétrole provient de pays hors Europe ».

Selon l’Atilh, la capacité d’absorption des CSR pourrait atteindre 600.000 tonnes d’ici trois ans. L’objectif final ? Un million de tonne. « … L’objectif de 1 million de tonne de CSR représentera 25% de substitution énergétique ».

Toutefois, quelques obstacles restent encore à lever avant d’atteindre ce taux d’absorption. « Aujourd’hui, le plus gros frein au développement, c’est de disposer d’un CSR de qualité constante conformément aux cahiers des charges des cimentiers, que ce soit en terme de granulométrie, de taux de chlore, de taux de cendre et de pouvoir calorifique », explique Stéphane Rutkowski, chef de département combustibles et matières de substitution, du cimentier Vicat. Ce dernier prône une discussion avec le producteur le plus en amont possible pour affiner la « recette » des CSR.

Une filière à soutenir avec des aides au lancement 

« Aujourd’hui en terme de coût, nous ne parvenons pas à l’équilibre. Il faudrait pour cela que les coûts d’enfouissements soient supérieurs en France (ils restent très bas) et qu’il y ait d’autres utilisateurs de CSR que les cimentiers », estime Aline Magne, responsable Exploitation Tri CS et Production CSR de Paprec Sud Ouest. Muriel Olivier souligne : »Substituer à de l’énergie fossile de l’énergie produite à partir de CSR chez un industriel nous impose un prix de vente de l’énergie comparable à celui obtenu à partir de gaz soit 30€/MWh. Ainsi, pour développer la filière, des aides du même ordre de grandeur que celles consenties pour la biomasse (entre 25 et 35% de subvention) sont nécessaires ».

 

Catégorie : L'actualité de ROMI sur le recyclage des déchets

Collecte des déchets : la solution est sous le sabot

11 septembre 2015

Aujourd’hui, plus de 250 communes en France de toute taille optent pour le service hippomobile « pour remplir leurs missions de services publics, parce que cela coûte moins cher, parce que cela pollue moins, et parce que cela renforce les liens sociaux et sensibilise les habitants au respect de l’environnement et du développement durable », selon Olivier Linot, président de la commission nationale des chevaux territoriaux. L’utilisation des chevaux territoriaux ne cesse d’augmenter puisqu’en 2001, seule une quinzaine de communes employait cet animal. Et pour cause : un cheval peut travailler une quinzaine d’années « avec un coût d’entretien inférieur à celui d’un engin mécanique », selon M. Linot. Outre la collecte des déchets, le cheval reprend du service dans d’autres tâches : arrosage des espaces verts, ramassage scolaire ou transport des personnes.

Catégorie : L'actualité de ROMI sur le recyclage des déchets